Contraception-Libération-Condition
J'ai été interpellée hier aux infos de M6 à l'occasion de la journée de la contraception (26 septembre).
Une étude statistique de 2022 dit : "C'est dans le groupe d'âge des 20 à 29 ans que les
Les jeunes gens interviewés expliquaient qu'ils ne craignaient pas les maladies type IST, VIH sans trop expliquer pourquoi... et les jeunes femmes, ne semblaient pas inquiètes d'une grossesse non désirée.
Dans les faits, l'accès à la prévention est pourtant facilité, ils sont bien informés mais ne se sentent pas vraiment concernés. Aujourd'hui, quand tu as moins de 26 ans, les capotes sont gratuites et la pilule également.
Alors il se passe quoi ?
J'ai cherché du côté de la charge mentale, des conséquences physiques et sur l'état de santé à long terme.
L'équilibre entre liberté sexuelle et prévention des risques est un enjeu complexe. Comment concilier désir d'autonomie et nécessité de se protéger ? La défiance envers les méthodes traditionnelles pourrait-elle expliquer ces choix ?
Concrètement, la "charge" peut être répartie sur les hommes comme sur les femmes mais en France, elle repose principalement sur la femme. Selon les données de l'INSERM, des recherches se penchent sur les connaissances des hommes relatives à la contraception et sur leur niveau d’acceptation du partage de cette responsabilité. Cette acceptation est en partie culturelle, puisque à titre d'exemple, en Espagne, le recours à des méthodes masculines (stérilisation masculine, préservatif et retrait) est 3 X plus fréquent qu’en France.Différents travaux pointent la responsabilité excessive qui pèse sur les femmes en matière de contraception, par rapport à celle des hommes. De tout temps, les femmes ont très majoritairement pensé et organisé la contraception, parce qu’elles portent les enfants, mais aussi parce que si un avortement doit être envisagé, ce sont elles qui doivent le gérer sur le plan matériel, physique et psychologique. Or se procurer les moyens de contraception et les utiliser correctement représentent une charge mentale, financière et organisationnelle importante. Sans compter que beaucoup d’entre elles doivent supporter des effets indésirables associés. Aussi, ces travaux encouragent la recherche à découvrir de nouveaux contraceptifs masculins pour que les hommes aient davantage de méthodes à leur disposition.
Les méthodes masculines
Il n'existe pour l’instant que 3 formes de contraception masculine :
* le retrait (ou coitus interruptus) une méthode peu efficace qui consiste à interrompre le rapport sexuel avant l’éjaculation.
* la vasectomie (une intervention chirurgicale qui doit être considérée comme irréversible).
* le préservatif masculin.
D’autres moyens de contraception masculine sont à l’étude. La contraception hormonale masculine, associant un progestatif et de la testostérone, a été testée et a montré son efficacité : une azoospermie (absence de production de spermatozoïdes) est obtenue dans 85 à 90 % des cas après environ deux mois d’utilisation. Toutefois, les développements n’ont jamais été poussés jusqu’à la commercialisation.
Sont aussi disponibles depuis peu, les slips ou boxers chauffant. Le principe ? Élever légèrement la température des testicules pour perturber la production de spermatozoïdes.
Les méthodes féminines
* La pilule contraceptive : la plus couramment utilisée, elle existe en 2 types combinés (œstrogènes et progestatifs) ou uniquement progestative.
* Le patch contraceptif : Il s'applique sur la peau et libère des hormones de manière continue.
* L'anneau vaginal : C'est un petit anneau flexible à insérer dans le vagin.
* L'implant contraceptif : Une petite tige insérée sous la peau du bras, libérant des hormones pendant plusieurs années.
* L'injection contraceptive : Un traitement hormonal injectable tous les 1 à 3 mois.
* Le DIU hormonal : Un petit dispositif en T inséré dans l'utérus, libérant des hormones.
* Le DIU au cuivre : Un petit dispositif en T inséré dans l'utérus, toxique pour les spermatozoïdes.
* Le préservatif féminin : Une gaine en polyuréthane à insérer dans le vagin avant un rapport sexuel.
* Le diaphragme: Une coupelle en silicone à placer sur le col de l'utérus avant un rapport sexuel.
* La méthode des températures basales: Une méthode naturelle basée sur le suivi de la température corporelle pour identifier les périodes fertiles.



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