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Contraception - Libération - Condition

 

Contraception-Libération-Condition

J'ai été interpellée hier aux infos de M6 à l'occasion de la journée de la contraception (26 septembre).
Une étude statistique de 2022 dit : "C'est dans le groupe d'âge des 20 à 29 ans que les IVG restent les plus fréquentes : le taux de recours s'élève à 26,9% en 2022 parmi les jeunes femmes âgées de 20-24 ans (+ 2,6 % /2021) et atteint 28,6% pour celles âgées de 25-29 ans (+2,2 %). Ministère de la santé..Mais aussi, en 2 ans, la proportion d’infections à chlamydia a augmenté de 16 %, celle de gonococcies de 91 %, et celle de syphilis de 110 % Source Le Monde.27 sept. 2023

Les jeunes gens interviewés expliquaient qu'ils ne craignaient pas les maladies type IST, VIH sans trop expliquer pourquoi... et les jeunes femmes, ne semblaient pas inquiètes d'une grossesse non désirée.
Dans les faits, l'accès à la prévention est pourtant facilité, ils sont bien informés mais ne se sentent pas vraiment concernés. Aujourd'hui, quand tu as moins de 26 ans, les capotes sont gratuites et la pilule également.

Alors il se passe quoi ?

J'ai cherché du côté de la charge mentale, des conséquences physiques et sur l'état de santé à long terme.
L'équilibre entre liberté sexuelle et prévention des risques est un enjeu complexe. Comment concilier désir d'autonomie et nécessité de se protéger ? La défiance envers les méthodes traditionnelles pourrait-elle expliquer ces choix ?

Concrètement, la "charge" peut être répartie sur les hommes comme sur les femmes mais en France, elle repose principalement sur la femme. Selon les données de l'INSERM, des recherches se penchent sur les connaissances des hommes relatives à la contraception et sur leur niveau d’acceptation du partage de cette responsabilité. Cette acceptation est en partie culturelle, puisque à titre d'exemple, en Espagne, le recours à des méthodes masculines (stérilisation masculine, préservatif et retrait) est 3 X plus fréquent qu’en France.
Différents travaux pointent la responsabilité excessive qui pèse sur les femmes en matière de contraception, par rapport à celle des hommes. De tout temps, les femmes ont très majoritairement pensé et organisé la contraception, parce qu’elles portent les enfants, mais aussi parce que si un avortement doit être envisagé, ce sont elles qui doivent le gérer sur le plan matériel, physique et psychologique. Or se procurer les moyens de contraception et les utiliser correctement représentent une charge mentale, financière et organisationnelle importante. Sans compter que beaucoup d’entre elles doivent supporter des effets indésirables associés. Aussi, ces travaux encouragent la recherche à découvrir de nouveaux contraceptifs masculins pour que les hommes aient davantage de méthodes à leur disposition.

 

Les méthodes masculines

Il n'existe pour l’instant que 3 formes de contraception masculine :
* le retrait (ou coitus interruptus) une méthode peu efficace qui consiste à interrompre le rapport sexuel avant l’éjaculation.
* la vasectomie (une intervention chirurgicale qui doit être considérée comme irréversible).
* le préservatif masculin.
D’autres moyens de contraception masculine sont à l’étude. La contraception hormonale masculine, associant un progestatif et de la testostérone, a été testée et a montré son efficacité : une azoospermie (absence de production de spermatozoïdes) est obtenue dans 85 à 90 % des cas après environ deux mois d’utilisation. Toutefois, les développements n’ont jamais été poussés jusqu’à la commercialisation.
Sont aussi disponibles depuis peu, les slips ou boxers chauffant. Le principe ? Élever légèrement la température des testicules pour perturber la production de spermatozoïdes.

Les méthodes féminines

* La pilule contraceptive : la plus couramment utilisée, elle existe en 2 types combinés (œstrogènes et progestatifs) ou uniquement progestative.
* Le patch contraceptif : Il s'applique sur la peau et libère des hormones de manière continue.
* L'anneau vaginal : C'est un petit anneau flexible à insérer dans le vagin.
* L'implant contraceptif : Une petite tige insérée sous la peau du bras, libérant des hormones pendant plusieurs années.
* L'injection contraceptive : Un traitement hormonal injectable tous les 1 à 3 mois.
* Le DIU hormonal : Un petit dispositif en T inséré dans l'utérus, libérant des hormones.
* Le DIU au cuivre : Un petit dispositif en T inséré dans l'utérus, toxique pour les spermatozoïdes.
* Le préservatif féminin : Une gaine en polyuréthane à insérer dans le vagin avant un rapport sexuel.
* Le diaphragme: Une coupelle en silicone à placer sur le col de l'utérus avant un rapport sexuel.
* La méthode des températures basales: Une méthode naturelle basée sur le suivi de la température corporelle pour identifier les périodes fertiles.


Ici un résumé plutôt bien fait sur les moyens de contraception disponibles.


La crise de la pilule en 2012 a fait réfléchir beaucoup de femmes, voici un comparatif des avantages et des inconvénients.

Etude de l'INSERM, article complet : https://www.inserm.fr/dossier/contraception/
Les contraceptifs hormonaux, comme la pilule, augmentent le risque de formation de caillots sanguins dans les veines, ce qui peut entraîner des problèmes graves comme la phlébite ou l'embolie pulmonaire. Ce risque dépend de l'âge, du tabac et du type de pilule. De plus, ces contraceptifs peuvent légèrement augmenter le risque d'accident vasculaire cérébral ou de crise cardiaque, surtout chez les femmes ayant d'autres facteurs de risque comme l'hypertension ou le diabète.





Prendre un médicament tous les jours alors que nous ne sommes pas malade pose une certaine problématique, particulièrement lorsque les terrains sont sensibles ou soumis à la génétique :

La thrombose

Une thrombose est la formation d'un caillot sanguin dans un vaisseau sanguin.
Le lien avec la pilule : Certaines pilules contraceptives, notamment celles contenant des œstrogènes de synthèse, peuvent augmenter le risque de thrombose veineuse (phlébite, embolie pulmonaire) ou artérielle (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral).
Ce risque est plus élevé chez les femmes ayant des facteurs de risque préexistants comme l'âge, l'obésité, le tabagisme ou des antécédents familiaux.
Pourquoi ? Les œstrogènes présents dans certaines pilules peuvent épaissir le sang et favoriser la formation de caillots.

Les migraines 
La pilule contraceptive peut aggraver les migraines chez certaines femmes, voire déclencher des migraines avec aura (accompagnées de troubles visuels ou sensoriels).
Pourquoi ? Les hormones contenues dans la pilule peuvent influer sur les vaisseaux sanguins du cerveau et ainsi aggraver les symptômes migraineux.

Le diabète
Certaines études suggèrent que la pilule contraceptive pourrait augmenter légèrement le risque de développer un diabète de type 2 chez certaines femmes, notamment celles déjà prédisposées (antécédents familiaux, surpoids, sédentarité). 
Les mécanismes exacts ne sont pas encore entièrement compris, mais l'influence des hormones contenues dans la pilule sur la sensibilité à l'insuline pourrait jouer un rôle.

Mais alors, la pilule a t elle libéré la Femme ?

La pilule contraceptive a indéniablement été un élément clé dans la lutte pour les droits des femmes et leur émancipation. Elle a permis d'importants progrès en matière de santé reproductive et d'autonomisation. Cependant, il est important de nuancer cet impact en considérant les limites de la pilule, les autres facteurs en jeu et les inégalités persistantes. La libération des femmes est un processus complexe et continu, qui ne se résume pas à un seul moyen de contraception.

Au cours de mes recherches, cette vidéo de la sociologue Cécile Thomé m'a éclairé. En moins de 7mn elle pose la réflexion et dézingue quelques idées reçues.


Ce sujet nous touche tous, de près ou de loin. J'espère que cet article vous aura donné des clés pour prendre les bonnes décisions et vivre votre sexualité en toute sérénité. N'hésitez pas à en parler avec vos proches, votre médecin ou votre naturopathe préférée. Ensemble, on peut faire évoluer les mentalités !


*Source Inserm


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